A LA UNE
Des nouvelles du monde des plantes sauvages
et de la profession d'herboriste

Novembre 2022
Cynorrhodon et VIT C
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Est ce que les préparations chauffées gardent la vitamine C, connue pour être sensible à la chaleur ?
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Est ce que les préparations traditionnelles ( Rose-hip tea, Rose-hip syrup, confiture de cynorrhodon) contiennent encore de la vitamine C?
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Faut-il privilégier une extraction à froid?
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Quelles seraient les meilleures extractions dans l'eau pour avoir un maximum de VIT C en herboristerie familiale et traditionnelle
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Découvrez l'expérimentation que j'ai fait sur cet article de blog
Février. 2022
L'Arnica montana en danger
S'il y a bien une plante connue grâce à son usage à tout âge, c'est l'arnica. Utilisée traditionnellement pour son effet sur les contusions et les entorses, peu de personnes en France n'ont pas déjà utilisé une pommade ou des granules à base d'arnica.
Plante de la famille des Astéracées, l'arnica montana, comme son nom l'indique, pousse dans un biotope montagnard.
Depuis la fin du XXe siècle, la demande en Arnica n’a cessée d’augmenter et des nombreux acteurs de terrain commencent à dénoncer une pression trop intense sur la ressource, mettant la plante en péril.
Étant donné que certaines espèces sont déjà au bord de l'extinction, c'est normale de se questionner, en tant qu'utilisateur de produits à base d'arnica, quelle est sa provenance, quelles est l'éthique de cueillette pratiquée par les laboratoires vis à vis de la ressource et des cueilleurs et existent-il des alternatives à l'arnica?
En tant qu'herboriste, je trouve qu'il est vital d'exiger la qualité non seulement dans le produit fini mais sur toute la chaîne depuis la production et la cueillette.
Pour en savoir plus sur les enjeux autour de l'arnica et ainsi reprendre le pouvoir du consommateur informé, je vous invite à lire le communiqué de presse de l'association française des cueilleurs pour bien comprendre les enjeux liés à la cueillette d'arnica

Avril 2022
Le Guide des Bonnes Pratiques de la cueillette est enfin disponible
Que l'on soit cueilleur amateur, naturopathe, praticien en herboristerie, transformateur de plantes sauvages ou utilisateur de produits à base de plantes, la question de la qualité et de l'éthique vis à vis des plantes et de l'environnement revient sans cesse.
Comment cueillir sans saccager? Comment se soigner, se nourrir, se parfumer sans créer des dégâts irréparables? Comment se relationner avec la ressource pour que nous, les générations futures et tout le microcosme qui vit grâce aux différentes écosystèmes puissions rester en harmonie avec notre environnement et pérenniser la ressource?
Bien que sensible à cette question dès le début de ma pratique de l'herboristerie, j'ai pris conscience de l'ampleur des enjeux lors de la lecture du livre du Dr Aline MERCANT "Manuel de phytothérapie écoresponsable" et lors des réunions avec l'Association Française des Professionnels de la cueillette des plantes sauvages, l'AFC (http://www.cueillettes-pro.org)
J'ai réalisé, par exemple, que certains laboratoires (inclus en phytothérapie et compléments alimentaires) peu scrupuleux, payent des cueilleurs dont la priorité n'est pas la préservation de la ressource.
Que certaines plantes sont difficiles à mettre en culture accentuant la pression sur la ressource sauvages.
Que certains cueilleurs dans les pays pauvres sur-cueillent même les plantes en danger pour vendre aux pays riches- très friands de plantes exotiques - afin d'assurer la survie de leurs enfants tout en se privant de leur propre pharmacopée.
J'ai appris que certaines plantes ont commencé à se camoufler pour fuir les cueilleurs. C'est le cas, par exemple de la Fritillaria delavayi, une plante des rocailles qui a changé la couleur de sa fleur du jaune au gris afin d'être moins visible dans les pierres (https://www.nationalgeographic.fr/environnement/cette-plante-a-evolue-pour-eviter-detre-cueillie-par-les-hommes)
Comment conjuguer plus harmonieusement les besoins d'un Homo sapiens qui vit dans un environnement donné tout en pérennisant la survie de cet environnement même?
Cette question me taraude depuis un moment mais je me refuse de mettre l'environnement sous cloche et le regarder comme si j'étais au musée, avec l'unique objectif le préserver sans pouvoir le toucher ou interagir avec lui,
Depuis les années de pratique personnelle et d' animations sur le terrain, je vois à quel point la connaissance et l'usage de plantes change la vision de l'environnement, crée un rapprochement, met en lien avec ce qui nous nourrit et nous soigne, donne une envie protection et préservation.
Lasse des discours marketing qui privilégient la rareté exotique à l'abondance locale et loin d'avoir répondu à tous les questionnements qui surgissent à fur et à mesure de la pratique, je remarque la nécessité de travailler avec le concret et le réel, l'observation du terrain et sortir d' une démarche purement intellectuelle.
C'est en cela que je trouve que le "Guide des Bonnes pratiques de la cueillette des plantes sauvages" permet de répondre à certaines de ces questions et comprendre la réalité du terrain.
"Issu de plus de 10 ans d'expérience et de pratique de terrain par les professionnels de la cueillette, il propose des éléments transversaux de réflexion et de savoir concernant la problématique de la gestion durable de la ressource en plante sauvage ainsi que les techniques de cueillette.
À travers ce guide, l’association française des cueilleurs aspire à favoriser la régression des mauvaises pratiques qui nuisent autant aux populations de plantes cueillies qu’à la biodiversité, ainsi qu’à tous les acteurs du monde de la cueillette qu’ils soient professionnels ou non"
Paru en mars 2022 Il est disponible à l'achat ici : https://www.helloasso.com/associations/afc-association-francaise-des-professionnels-de-la-cueillette-de-plantes-sauvages/boutiques/guide-de-bonnes-pratiques-partie-generale
Le souhait de se soigner avec des méthodes traditionnelles et naturelles, l'envie et la nécessité de revenir au local et aux méthodes plus respectueuses de l'environnement sont de plus en plus présentes du côté des clients comme du côté des praticiens en santé complémentaire.
Pour autant la France n'est pas un pays avant-gardiste à cet égard.
Les personnes travaillant dans le bien-être, la prévention et l'accompagnement vers la santé en utilisant des méthodes telles la réflexologie plantaire, la Médecine Traditionnelle Chinoise, l'Ayurvéda, la Phytothérapie et la Naturopathie sont souvent dans l’insécurité juridique lors de l'exercice de leur activité professionnelle et du côté des usagers il y a peu de repères pour choisir des professionnels compétents et bien formés.
En partant de ce constat mais aussi du souhait de reconnaître la profession de Praticien en herboristerie, est née la Guilde Française des Praticiens en Herboristerie.
Fondée officiellement en Septembre 2021 cette toute nouvelle association professionnelle œuvre pour rassembler et soutenir les professionnels de l’herboristerie qui pratiquent l’accompagnement des personnes, mais aussi pour sauvegarder les connaissances traditionnelles et intégrer les connaissances actuelles sur l’usage des plantes, faciliter la transmission de ces connaissances (entre professionnels et auprès d’un large public), conduire une veille (scientifique, juridique, réglementaire, déontologique) sur l’usage des plantes, sensibiliser et valoriser le lien au vivant, aux plantes et à la nature, favoriser l’entraide, le partage et les échanges entre membres de la guilde, orchestrer la reconnaissance par les pairs pour l’obtention du titre de praticien en herboristerie.
Tout un programme!
Et quel est le rôle d'un Praticien en herboristerie?
"C'est un professionnel du secteur bien-être qui propose un accompagnement et un suivi personnalisé de son client, à travers des entretiens dans un espace de confidentialité, tout en favorisant son autonomie
Il utilise principalement les formes traditionnelles de l’Herboristerie et les outils d’hygiène de vie (alimentation, gestion du stress) dans la connaissance et le respect du Vivant (durabilité de la ressource, qualité des produits) et agit en complémentarité des autres métiers du secteur de l’Herboristerie (producteurs de P.P.A.M, cueilleurs, boutiques de produits naturels...) et du secteur du bien-être et de la Santé"
Ce métier existe depuis de nombreux années au Québec, aux US, au Royaume Uni et en France de manière moins structurée et visible.
Quelle est la différence entre un Naturopathe et un Praticien en Herboristerie?
Ces deux métiers permettent d'accompagner les personnes vers la santé à travers des outils d'hygiène de vie et des produits naturels : à la base ils travaillent sur les mêmes fondements et avec une approche holistique.
Un praticien en herboristerie connaît bien les plantes médicinales, il sait les reconnaître sur le terrain - parfois il est botaniste - et souvent il les cueille et/ou les cultive pour en fabriquer des remèdes traditionnels ( tisanes, sirops, teintures, gélules, baumes, macérations etc). Il est très en lien avec l'environnement et avec les producteurs et les cueilleurs de plantes sauvages et il facilite ce lien avec ses clients.
Comment soutenir la Guilde Française des Praticiens en Herboristerie?
Comme toute nouvelle association, les frais sont importants pour la mise en place des outils permettant à la Guilde de se structurer de façon professionnelle : site internet, avocats, assurances, communication.
Soutenir la Guilde permet, à terme, de :
- avoir un interlocuteur et un soutien de qualité pour les professionnels
exerçant ce métier
- reconnaître le professionnalisme des membres et ainsi répertorier des
praticiens de qualité pour les personnes souhaitant se soigner avec les
plantes.
- préserver et transmettre les connaissances traditionnelles liées aux plantes
- œuvrer pour la qualité des plantes et le respect de la ressource
- soutenir les acteurs de la filière qui travaillent de façon respectueuse et
qualitative.
Vous souhaitez soutenir cette belle aventure?
Vous pouvez faire un don ici :
https://www.helloasso.com/associations/guilde-francaise-des-praticiens-en-herboristerie


